Le management vertical à l’heure de la révolution numérique

Le management vertical est l’une des principales manières d’organiser les relations de travail au sein d’une entreprise. Depuis quatre décennies, ce type de management est remis en cause. L’évolution des modes de vie et la transformation numérique font en effet apparaître de nouvelles formes de travail et de relation entre les niveaux hiérarchiques et les départements de l’entreprise. Pourtant, le management directif et structuré d’une organisation verticale demeure le plus répandu en France. Sans doute en raison de sa simplicité de fonctionnement et de son efficacité.

Définition de la structure verticale

Une structure verticale se distingue par une transmission de l’information et des commandements du dirigeant le plus important vers les employés par une succession d’intervenants. Ces derniers que l’on qualifie de managers intermédiaires reçoivent et analysent les communications. Ils assignent le travail aux employés du département qu’ils dirigent. Ils vérifient que les méthodes et les délais sont respectés.

Une fois que la tâche est terminée, les employés l’indiquent à leur manager, lequel en informe le niveau supérieur. L’information remonte jusqu’à rencontrer la personne habilitée à valider le travail.

 

Le management pyramidal

Cette organisation structurée de manière verticale est parfaitement représentée par les organigrammes. Dans l’illustration classique, la partie du haut est occupée par un dirigeant général relié à ses directeurs situés au niveau inférieur. Sous ces directeurs, on trouve un groupe plus large de managers ; vient ensuite le niveau des superviseurs puis celui des employés qui constitue une base dense et robuste. L’organigramme ressemble à une pyramide.

–           Dans une organisation verticale, l’objectif est clair, les responsabilités de chacun sont définies, les délais sont fixés, les méthodes de travail sont précisées et consultables à tout moment. Ce sont les Procédures Opérationnelles Permanentes ou Normalisées (POP ou PON).

–           Une inspiration militaire

–           Cette organisation s’inspire de celle des structures militaires :

–           Un chef indique l’objectif à atteindre. Parfois, il dispose d’une grande connaissance des dossiers qui lui permet de prendre des décisions seul.

–           Des sous-chefs sont informés de ces décisions. Ils s’occupent d’organiser les plans d’action correspondant à leur division afin d’atteindre l’objectif fixé.

–           Des soldats exécutent les manœuvres qui correspondent aux plans d’action.

L’efficacité de ce management hiérarchique repose sur sa simplicité, sa clarté et l’importance accordée aux délais et aux responsabilités.

On peut lui reprocher de ne pas laisser de place à l’expression des employés et à la créativité. Il manque de souplesse et d’adaptabilité.

 

Verticalité et horizontalité.

La transformation numérique bouleverse ce type d’organisation. Les nouveaux moyens de communication, les SMS, les emails, les messageries instantanées s’opposent à un filtrage de l’information. Des groupes se créent au sein desquels le rang hiérarchique n’est plus un élément différenciateur. L’accès démocratique à l’information par tous et à tout moment rompt également la chaine des commandements des organisations verticales.

Cette évolution favorise un management horizontal avec un échange libre entre les différents départements de l’entreprise et l’absence totale ou partielle du management intermédiaire. Le top manager communique directement avec des groupes d’employés appartenant à des équipes différentes, mais associées dans la réalisation d’un projet commun.

Dans la réalité, les organisations verticales ne s’opposent pas au management horizontal. Elles l’utilisent parfois pour conduire des projets spécifiques qui impliquent différents départements. Elles le font toutefois en respectant une vision verticale. Un chef de projet est nommé ; on lui attribue des spécialistes venues d’équipes différentes et qui ne reportent plus à leur chef habituel pendant toute la durée du projet.

 

Pour réaliser un projet stratégique qui requière des connaissances en management horizontal, il est intéressant de considérer les avantages d’un manager de transition. Ce cadre n’intervient que quelques mois dans une entreprise. Il est familier des différents types de management horizontal, vertical ou matriciel. Il dispose d’une expertise lui permettant de développer les compétences de tous par un travail commun. Il peut aussi diriger un changement profond de l’organisation en faisant évoluer l’entreprise vers un management horizontal de manière totale et définitive.

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